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A New York, des croûtes au prix de l’or

Lettre de New York. Sur les quelque 600 galeries d’art que compte New York, Knoedler & Co n’était certainement pas la moindre. Créée en 1846, elle était la plus ancienne du pays et certainement l’une des plus prestigieuses. Aussi, plus dure fut la chute, en novembre 2011, lorsque le scandale éclata. L’institution était au cœur d’une retentissante affaire de faux qui l’obligea à fermer. Un peu plus de quatre ans plus tard, l’heure de la justice a sonné. Celle qui fut présidente de Knoedler & Co, Ann Freedman,lunette de soleil dior, se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés de la Cour fédérale de Manhattan.

Derrière ses lunettes sages et ses boucles grisonnantes, l’ancienne star du milieu de l’art n’a rien d’une faussaire. Elle se retrouve pourtant impliquée dans le recel et la vente d’une trentaine d’œuvres qu’elle avait présentées à ses acheteurs comme des pièces rarissimes de l’expressionnisme abstrait. Willem de Kooning, Robert Motherwell,adidas yeezy boost 750, Mark Rothko,christian dior lunette, Clyfford Still et Barnett Newman, tous ces grands noms ont été vendus sans aucun scrupule de 1994 à 2009 pour une somme totale de 80 millions de dollars (71,5 millions d’euros). Knoedler & Co les avait acquis auprès d’une femme de Long Island, Glafira Rosales, pratiquement inconnue dans le monde de l’art, mais qui prétendait avoir obtenu les toiles d’un mystérieux propriétaire suisse, qu’on se contentait d’appeler « M. X ».

« Façade de crédibilité »

En fait, les œuvres étaient confectionnées par Pei-Shen Qian, un Chinois du Queens pour 500 dollars, sur commande de Jose Carlos Diaz, le petit ami de Mme Rosales. Pour faire plus « vrais », les tableaux étaient vieillis avec de la poussière et des extraits de thé. Comme ce faux Rothko, acheté en 2004 pour 8,3 millions de dollars par Domenico De Sole, l’ancien patron de la griffe de luxe Gucci et aujourd’hui président de la maison de vente aux enchères Sotheby’s. « Je ne suis pas du tout un expert avisé dans le domaine de l’art. Mon…

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Replays : plongez dans l’Amérique, le cosmique ou l’au-delà

LA LISTE DE NOS ENVIES Cette semaine,adidas yeezy boost 350 bleu, n’hésitez pas à plonger dans l’équipée gore, cruelle et poétique de Ball Trap, à mieux comprendre l’Amérique grâce à un documentaire inédit consacré au Texas et à suivre l’incroyable aventure des missions dans l’espace racontées par Thomas Pesquet. Road-movie de joyeuses charognes Bienvenue au pays des charognes, où les animaux ont tous des gueules de déterrés et une allure peu ragoûtante. Yeux qui pendent, pelage mité, parties du corps béantes… Il faut avoir le cœur bien accroché pour avoir envie de les suivre. Et pourtant nous les suivons dans leur équipée gore, cruelle et poétique. Mais de quoi s’agit-il ? « Tim Burton en peluche ? Beckett chez les Muppets ? Des marionnettes à la David Lynch ? Avec Ball Trap, une joyeuse bande d’animaux morts, disparus dans des circonstances controversées, se retrouve dans l’au-delà. » Telle est la façon dont Arte-Creative nous présente cette websérie. Bien vu ! Reprenons depuis le début. Au volant d’une guimbarde, Marsias, chevreuil éviscéré, découvre le monde de l’après-vie. Durant sont trajet, il rencontre toutes sortes de compères (chouette, crapaud, belette…) avec qui il va former un petit gang de dépouilles en quête d’un mythique endroit de rêve où passer l’éternité. Que dire d’autre de ce road-movie réalisé par Adam Taylor, membre fondateur du groupe musico-marionettique Puppetmastaz ? Que l’on a affaire à un ovni. Un ovni qui met en scène des animaux taxidermisés transformés en marionnettes articulées par un ingénieux système de câbles et de ressorts. Un ovni,adidas yeezy boost 750, en tout cas, dans lequel il ne faut pas craindre de monter. Véronique Cauhapé « Ball Trap », websérie créée par Adam Taylor et Gaël Gittard (France, 2015, 10 x 4 minutes). Sur Creative.arte.tv Texas métissé Contrairement aux idées reçues, le Texas n’est pas qu’un immense Etat d’une cinquantaine de millions d’habitants rempli de flingues et de milices patrouillant le long de la frontière mexicaine. Politiquement et culturellement, c’est surtout un Etat en pleine mutation, où la culture métisée prospère grâce au dynamisme d’une communauté latino bientôt majoritaire. Le mérite de ce documentaire inédit est de souligner cette ouverture d’esprit à travers plusieurs exemples de réussite sociale. Et de rappeler que les quatre plus grandes villes texanes sont dirigées par des maires… démocrates, qu’il s’agisse de Dallas, Houston, Austin ou San Antonio. A Houston, ville américaine où l’on dîne le plus au restaurant, 40 % de la population est hispanique. La caméra suit Hugo Ortega, ancien clandestin mexicain devenu chef réputé, à la tête de trois restaurants. Autre success story à la sauce texane, celle d’Anna Hernandez, sans-papiers durant huit ans, qui est devenue la plus jeune députée de l’Etat. Et, comme le résume en souriant Annise Parker, mère de deux enfants, vivant avec une femme et maire démocrate de Houston depuis six ans : « Le Texas est une terre d’opportunités pour beaucoup. Houston est une terre d’opportunités pour tout le monde ! » Alain Constant « Tex-Mex, l’Amérique de demain », de Cécile Clocheret et François Picard (France, 2015, 53 minutes). Jusqu’au mardi 8 novembre sur Pluzz.france.tv. fr Thomas Pesquet, charismatique et cosmique Le 16 novembre, Thomas Pesquet, 36 ans, partira pour sa première mission scientifique de six mois dans la Station spatiale internationale (ISS). L’astronaute français, pilote de ligne de formation, a décidément l’étoffe d’un héros. Beau gosse, polyglotte (il parle remarquablement l’anglais et a appris le russe…), sportif, calme (y compris dans les si­tuations de grand stress auxquelles des exercices inhumains l’ont ­préparé), d’une clarté remarquable dans ses propos et hautement charismatique. C’est lui qui narre – par le truchement d’une voix off qui ressemble d’ailleurs beaucoup à la sienne – la longue et fastidieuse prépa­ration intellectuelle, technique, physique et psychologique qui aura précédé son départ pour la station orbitale. Mais Espace, l’odyssée du futur fait aussi intervenir de nombreux scienti­fiques, dont aucun, sans pour autant simplifier ses dires, ne ­jargonne. On apprend mille choses, et rien n’est éludé durant les six épisodes qui constituent cette remarquable série documentaire, diffusée du 28 octobre au 11 novembre, sur Planète+. Le propos, très complet, est d’une grande exigence mais il ne laissera personne sur le bord du chemin. On y apprend beaucoup et l’on finit par comprendre pourquoi ces missions dans l’espace sont indispensables à notre futur, non pour aller respirer l’air d’autres planètes, mais pour mieux comprendre la terre vue de haut. Renaud Machart « Espace, l’Odyssée du futur », d’Olivia Buffi, Alexandra Ranz et Youki Vattier. Avec Thomas Pesquet (France,lunette de soleil oakley homme polarisé, 2016, 6 x 52 minutes). Dernier épisode, le 11 novembre à 20 h 55 sur Planète+ et sur Canal+. En replay sur Planeteplus.com

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Focus Home Interactive, l’éditeur du jeu « Farming Simulator », poursuit sa croissance

Farming Simulator 2017, Tour de France 2016, Vampyr… Les 23 et 24 février, l’éditeur français de jeux vidéo Focus Home Interactive présente à la presse internationale son catalogue pour l’année à venir. Alors que l’action des géants du secteur comme Activision et Ubisoft a dévissé en Bourse à l’annonce de leurs résultats, la société parisienne continue d’afficher une croissance insolente, avec 69 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, en hausse de 58 % par rapport à 2014. Cette croissance, déjà très bonne, avait mené à une introduction en Bourse. Depuis le début 2016, la société collectionne les honneurs : prix spécial du jury de la plate-forme boursière Euronext en janvier, prix BFM Business de la meilleure introduction boursière en février. « Avant on nous considérait comme une PME, maintenant les plus grands acteurs, comme Valve, Microsoft ou Sony, nous considèrent comme des partenaires importants », se félicite son directeur général, Cédric Lagarrigue, nommé président en décembre 2015. Le « Miramax du jeu vidéo » Focus reste encore loin du chiffre d’affaires des deux leaders français du secteur, Gameloft (227 millions d’euros en 2014) et Ubisoft (1,5 milliard en 2014-2015). Mais dans le monde très suiviste du jeu vidéo, il jure et intrigue. Là où Ubisoft, Activision ou encore Nintendo se positionnent de plus en plus comme des créateurs d’univers déclinables en films et en jouets, l’éditeur français se concentre au contraire sur des produits traditionnels. Lire aussi :   Activision, Ubisoft,christian dior lunette, Vivendi : la valse du transmédia « Ils se focalisent vraiment sur ce qui est l’essence du jeu, ça ne les intéresse pas de faire des déclinaisons sur plein de médias. Ils pensent que les joueurs se trouvent à un endroit, sur consoles et PC, et c’est là qu’ils veulent les chercher », témoigne Oskar Guilbert, président de Dontnod Entertainment, un studio dont Focus éditera le prochain jeu. The Surge, Styx, ou encore Call of Chtulu, trois jeux prévus en 2016, sont ainsi réservés à un public de passionnés. « Cédric Lagarrigue sent tout de suite la niche dans laquelle il faut aller », continue Oskar Guibert. Le PDG de Focus affiche soixante heures de jeu au compteur sur Fallout 4, un jeu de rôle postapocalyptique sorti fin 2015. « Il a vraiment cette expertise de jeu vidéo, c’est un patron et un gros joueur, ça facilite les choses. » « Mon modèle, c’est Miramax, explique l’intéressé. Ce n’est pas une grosse major, mais à l’image des Quentin Tarantino, ils font des films qui marchent, de qualité, avec une prise de risque mesurée. » Les jeux de l’éditeur sont d’ailleurs relativement peu connus du grand public, mais se vendent régulièrement à plus de 500 000 unités. Faire grandir les studios français Dénué de force de production interne,lunette de soleil marc by marc jacobs, l’éditeur s’appuie sur des studios indépendants et spécialisés, comme Cyanide sur le cyclisme (Tour de France, Pro Cycling Manager), Eugen Systems sur la stratégie militaire (Act of War, Wargame) ou encore Spiders pour les jeux de rôle gothiques (Of Orcs and Men, Bound by Flame). Ceux-ci ont grandi en même temps que Focus. « Ils sont de plus en plus exigeants sur la qualité des jeux, leur entrée en Bourse leur a permis de mettre plus d’argent dans leurs projets. On est passé de 400 000 euros de budget pour le jeu Faery en 2011 à plus de 2 millions sur Technomancer aujourd’hui », témoigne Jehanne Rousseau, la dirigeante de Spiders. « Ce que je veux, c’est accompagner les studios français et faire grandir l’industrie française à l’international », promet Cédric Laguarrigue, qui cite également volontiers en exemple la société de Luc Besson, EuropaCorp, « qui a su aller chercher le public en faisant des produits pour l’international ». De l’affectif et du flair Depuis qu’Ubisoft et Gameloft ont fermé la vanne de la sous-traitance, au début des années 2010, Focus fait désormais figure de partenaire privilégié pour tous les studios indépendants français. Un paradoxe, pour une entreprise connue pour le caractère clanique de son patron. « Il faut faire en sorte que Cédric Lagarrigue flashe sur votre jeu ; dès lors, vous êtes dans ses petits papiers et on a l’impression que ce sera plus simple. Sinon on reste bloqué devant la porte, et il semble alors très compliqué d’entrer dans leur cercle fermé de développeurs », témoigne Pierre-Luc Vettier, cofondateur de Zero Games Studios, qui n’a pas su convaincre le PDG de Focus, et confie la crainte de se fâcher avec lui qui habite une partie de l’industrie. Pas question en revanche de remettre en cause son expertise. « Il a clairement du flair… reconnaît Pierre-Luc Vettier. Trackmania, Spacerun, Farming Simulator… On peut citer plein de coups de poker qu’ils ont réussi. C’est ça, Focus. Ils prennent quelque chose qui n’a l’air de rien, et ça fait un méga-succès. » Farming Simulator 2015 a terminé 16e meilleure vente en France en 2016,lunette de soleil femme dior, devant des superproductions comme Metal Gear Solid V ou Batman Arkham Knight. Son prochain pari consiste à lancer Shiness, un jeu de rôle inspiré de Final Fantasy, Street Fighter et Naruto, développé à Lille par deux jeunes débutants. Pour Cédric Laguarrigue, qui refuse de se projeter au-delà de trois ans, la prochaine étape consistera ensuite à basculer dans l’ère du « tout jeu vidéo ». « La réalité virtuelle va tout bousculer, même si ça ne sert à rien d’investir dessus cette année, c’est trop tôt. » William Audureau Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

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A écouter les rodomontades de la campagne électorale, on croirait que l’Amérique a donné un coup de barre à droite, du côté du populisme et de la xénophobie. La réalité n’est pas aussi tranchée. Les années Obama auront été celles d’évolutions significatives de la société américaine. Si elles ne sont pas reflétées dans le processus des primaires, il ne faut pas en conclure qu’elles n’existent pas.

Il y a huit ans, aucun des prétendants à la Maison Blanche n’aurait osé se prononcer en faveur du mariage gay. Barack Obama lui-même avait des réserves,lunette dior vue, estimant que le pays n’était pas prêt. Aujourd’hui, les transgenres se sont engouffrés dans la brèche. A l’été 2015, l’annonce qu’ils pourraient servir dans l’armée,one piece streaming, sans avoir à se cacher, est pratiquement passée inaperçue.

Il y a encore quelques années, l’idée d’augmenter le salaire minimum était audacieuse. Les centristes démocrates y étaient opposés. Seuls les militants d’Occupy Wall Street osaient proposer de le porter à 15 dollars (13 euros) l’heure. C’est ce qu’ont décidé de faire une série de municipalités, comme Los Angeles, qui s’y est engagée à l’horizon 2020.

La légalisation de la marijuana était aussi un sujet tabou. Aujourd’hui, il n’effraie plus personne et rares sont ceux qui disputent aux Etats le droit de décider de la question. Le 8 novembre, en même temps qu’ils voteront pour le président et le renouvellement d’un tiers du Congrès, les électeurs d’une demi-douzaine d’Etats vont décider s’ils suivent l’exemple des cinq Etats qui autorisent déjà le cannabis à des fins récréatives.

Agnostique et moins nationaliste

Proposer de vider les prisons aurait été suicidaire. Aujourd’hui, même les républicains veulent réformer la justice pénale et les peines obligatoires établies du temps de Bill Clinton (1993-2001). Les OGM ne préoccupaient que quelques écologistes. Les tentatives d’obliger les géants de l’agroalimentaire à inscrire sur les emballages la composition…

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Le retour à la normale sur Paris-Nice. Après le déclassement de Nacer Bouhanni lors de la deuxième étape, et l’annulation de celle d’hier à cause de la neige, l’étape du jour s’est terminée dans des conditions plus classiques. Et à ce jeu, c’est le sprinteur de l’équipe Cofidis qui l’a emporté. Lire aussi :   Cyclisme : la troisième étape de Paris-Nice annulée pour cause de neige Il a devancé le Belge Edward Theuns, l’Allemand André Greipel et le Norvégien Alexander Kristoff. Le porteur du maillot jaune, l’Australien Michael Matthews, a pris la cinquième place et a conservé sa position en tête du classement. La revanche de Bouhanni Le Français Thomas Voeckler,adidas yeezy boost 350 contre fasson, dernier rescapé d’une échappée de quatre coureurs (avec Siskevicius, Brammeier et Vachon), a été rejoint à l’approche des vingt derniers kilomètres. Les trois contre-attaquants (Chavanel, Vanmarcke, Fernandez) n’ont été repris que dans les derniers hectomètres de cette étape longue de 195,5 kilomètres. Nacer Bouhanni,lunette tom ford vue, 25 ans, s’est imposé pour la troisième fois de sa carrière dans Paris-Nice. Il a enlevé son deuxième succès de la saison après une étape du Tour d’Andalousie en février. Après son déclassement il y a deux jours, qui lui a valu une troisième place, le sprinteur a pris sa revanche en l’emportement largement, et sans discussion. Il avait bousculé l’actuel maillot jaune, Michael Matthews. Ce dernier est venu, très sportivement, saluer le vainqueur du jour.

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« La faiblesse relative des contre-pouvoirs est une des caracté,« La faiblesse relative des contre-pouvoirs est une des caractéristiques de notre démocratie »;ristiques de notre démocratie »

Alors que la défiance envers le monde politique ne cesse de s’accroître, peut-on sauver nos institutions ? Ces dernières peuvent-elles permettre de moraliser la vie publique ? Jean-Baptiste de Montvalon, journaliste au service politique au Monde,« La faiblesse relative des contre-pouvoirs est une des caractéristiques de notre démocratie », a répondu à vos questions lors d’un tchat. NDV : Quels sont les avantages et les inconvénients de la Ve République ? Pas facile de vous répondre en quelques mots… Globalement, les institutions de la Ve République ont fait la preuve de leur souplesse, ce qui leur a permis de résister à nombre de crises depuis près de soixante ans. Elles sont aussi gage de stabilité pour le pouvoir exécutif, qui a toute latitude pour gouverner sans risquer d’être renversé, comme c’était le cas sous la IVe République. Cette médaille a son revers : l’absence de contre-pouvoirs, notamment la faiblesse du Parlement. Le président a les mains libres, mais il n’est responsable devant personne pendant la durée de son mandat. L’ancien garde des sceaux, Robert Badinter, avait qualifié ce régime de « système d’irresponsabilité institutionnelle ». Les institutions servent de bouclier au président. Mais ce bouclier tient à distance les citoyens et leurs représentants. Dans un entretien qu’il avait accordé au Monde à l’automne 2013, le constitutionnaliste Dominique Rousseau avait eu ces mots : « Les institutions doivent être, à l’inverse d’un bouclier, les canaux de communication entre les gouvernants et les gouvernés ». « Ces canaux sont bouchés », soulignait-il alors. Le diagnostic demeure le même aujourd’hui. Rick60 : Le fait de revenir au septennat ne permettrait-il pas d’éviter cet effet de « campagne non-stop » ? Pourquoi est-on passé au quinquennat ? Jean-Baptiste de Montvalon : Votre impression est largement partagée, et justifiée. Sitôt passée l’élection présidentielle, la seule qui vaille dans notre institutionnel, chacun se prépare pour la suivante. L’instauration du quinquennat., qui avait été envisagé pour réduire les risques de cohabitation a accentué cet effet. Si l’on y ajoute les primaires,lunette soleil 2016, on est effectivement en « campagne non-stop ». Le retour au septennat,« La faiblesse relative des contre-pouvoirs est une des caractéristiques de notre démocratie », proposé par quatre candidats, pourrait être un moyen d’y remédier. Oliveoil : Doit-on changer les institutions pour imposer aux élus l’exemplarité et donc l’inéligibilité à vie en cas de condamnation dans l’exercice de leur fonction ? Il n’est pas nécessaire de changer les institutions pour tendre vers cet objectif (sinon l’atteindre). Les conditions d’éligibilité – et donc d’inéligibilité – sont régies par le code électoral, qui peut être modifié par la loi. Plusieurs candidats proposent des modifications en la matière. Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et François Asselineau proposent l’inéligibilité à vie pour les élus condamnés pour corruption. JM Mathey : Ce n’est pas vraiment une question mais un commentaire. Cette République ne fonctionne plus et la plus belle illustration est que deux des onze candidats sont potentiellement mis en examen, que l’un veut imposer les questions aux journalistes, le même ne souhaitant venir à une émission de télévision que si certains problèmes ne sont pas évoqués, etc. Quelle est donc cette démocratie où plus aucun contrôle ne s’exerce sur les représentants, où l’argent est détourné, où les politiques permettent de donner des millions sans contrepartie… Il est maintenant nécessaire d’être progressiste,yeezy adidas 350 boost, mot à la mode, et de refonder notre société ou le plus grave est à venir dans cinq ans. Ce n’est « pas vraiment une question », ce ne sera « pas vraiment une réponse »… Sauf pour dire que votre commentaire est fort pertinent ! « Cette démocratie » est la nôtre, et la faiblesse relative des contre-pouvoirs est (malheureusement) l’une de ses caractéristiques depuis longtemps. La situation est toute autre dans les pays anglo-saxons ou scandinaves, par exemple. Une remarque : beaucoup ont déploré la place prise par les « affaires » dans cette campagne. On peut pourtant considérer, à l’inverse, que les révélations à ce sujet – et les suites qui leur ont été données – témoignent de progrès de la justice et des médias. Fitz : L’absurdité de la Ve République n’est-elle pas l’élection de deux chefs de l’exécutif (président et premier ministre) ? Avec un président soit tout puissant, soit impuissant selon l’orientation du Parlement. Ne « suffirait-il pas » de revenir a l’origine de la Ve en supprimant l’élection au suffrage universel direct du président, qui deviendrait ainsi le garant des institutions tout en laissant le gouvernement gouverner ? L’élection au suffrage universel direct du président, adoptée par référendum en 1962 à l’initiative du Général de Gaulle, a considérablement modifié la donne dans l’équilibre des pouvoirs. Et créé un décalage entre la lettre de la Constitution et la pratique. Fort de cette légitimité populaire, les présidents successifs ont eu tendance à élargir leurs prérogatives, bien au-delà de ce que prévoit le texte de la Constitution. Sauf en cas de cohabitation, il est effectivement « tout puissant ». On peut considérer que c’est la source d’un profond malentendu. Tous les cinq ans,« La faiblesse relative des contre-pouvoirs est une des caractéristiques de notre démocratie », les citoyens sont appelés à voter pour un homme (ou une femme) « providentiel » (qui s’inscrit dans notre tradition monarchique et bonapartiste), ce qui engendre ensuite une forte déception et une profonde défiance. Mais vous avez raison d’utiliser des guillemets quand vous écrivez « ne suffirait-il pas ». Car personne ne s’est aventuré à proposer de modifier ce mode de scrutin. Par crainte, sans doute, que les Français ne comprennent pas qu’on leur retire cette possibilité de choisir eux-mêmes leur président. Guillaume : On parle souvent de « rencontre » entre le peuple et un président. Mais cette « rencontre » n’est-elle pas un brin désuète (on fait souvent le parallèle avec de Gaulle, mais enfin c’était une autre époque), pour user d’un euphémisme ? Ne pensez-vous pas que le fossé qui se creuse entre les dirigeants politiques et le peuple français rend les institutions de la Ve caduques ? Cette idée très gaullienne de « rencontre entre un homme et un peuple » est très largement un mythe. Cette prétendue « rencontre » devait accréditer l’idée d’un lien direct entre le candidat et les Français. Le Général de Gaulle lui-même, ainsi que tous ses successeurs (à ce jour) se sont pourtant appuyés sur des partis politiques pour conquérir ou conserver le pouvoir. Compte tenu de la crise des partis, de la forte défiance des citoyens, qui se manifeste notamment par de forts taux d’abstention, on observe aujourd’hui plutôt un « fossé » qu’une rencontre, comme vous le soulignez. Les institutions de la Ve sont-elles caduques ? Elles mériteraient, à tout le moins, d’être réexaminées à l’aune de cette défiance. Pour chercher des pistes susceptibles de combler ce fossé. Paulo60 : La défiance envers la politique vient-elle vraiment des institutions ou plutôt des hommes (et des femmes) qui la composent ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une tentative de distraction des vrais problèmes de notre société qui eux ne sont pas directement dus à des problèmes institutionnels (chômage, dette élevée, déserts ruraux…) ? Les sources de la défiance sont multiples. Compte tenu de la très forte personnalisation de la vie politique, on s’intéresse surtout aux hommes et aux femmes politiques : à leur parcours, leur personnalité,lunette de soleil celine noir, etc. Leur responsabilité est indéniable. Mais il devient nécessaire de se pencher aussi sur les institutions, qui sont en quelque sorte les règles du jeu démocratique. Tous les « vrais problèmes » que vous citez sont (et seront) abordés et traités selon ces règles du jeu. Exemple : les responsables politiques qui sont censés y apporter des réponses sont élus. Selon le mode de scrutin qui est choisi, les résultats seront très différents. Les députés sont les représentants de la nation. Mais leur pouvoir d’initiative et de contrôle est fixé par les institutions. Je ne crois pas que la question des institutions soit de l’ordre de la « distraction ». Sans doute cette question ne figure-t-elle pas au premier rang des préoccupations des Français, qui sont confrontés pour beaucoup à des problèmes bien plus immédiats. Pour autant, ces mêmes Français sont très nombreux (plus des trois quarts, selon une enquête Ipsos d’octobre 2016) à considérer que le système démocratique fonctionne « de moins en moins bien ». Ce qui est un (autre) « vrai problème ». Jean-Baptiste de Montvalon Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

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La vigueur du marché du travail américain sans effet sur les salaires

Alors que les signes de ralentissement de l’économie américaine se sont multipliés ces dernières semaines, la publication des chiffres de l’emploi, vendredi 4 mars, a quelque peu rassuré les plus inquiets. Les Etats-Unis ont créé,adidas yeezy 750 boost prix, en février, 242 000 emplois, selon les statistiques publiées par le département du travail. Ce chiffre est supérieur aux anticipations des économistes, qui tablaient sur 190 000 créations de postes. Il marque un rebond par rapport au mois de janvier au cours duquel 171 000 emplois ont été créés, le chiffre ayant été révisé à la hausse par rapport à l’estimation de 151 000 publiée il y a un mois.

Le taux de chômage officiel ne recouvre qu’une partie de la réalité

Bon an mal an, malgré les aléas de la conjoncture internationale, le marché du travail aux Etats-Unis fait preuve d’une certaine robustesse. L’économie américaine crée plus d’emplois qu’elle n’en détruit depuis les 72 derniers mois,lunettes marc jacobs, une durée record dans l’histoire du pays, qui a permis de ramener le taux de chômage à 4,9 % de la population active. La favorite à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de novembre, Hillary Clinton,La vigueur du marché du travail américain sans effet sur les salaires, aura beau jeu de s’appuyer sur le bilan de Barack Obama, qui a débuté son second mandat en 2012 avec un taux de chômage de 8,La vigueur du marché du travail américain sans effet sur les salaires,3 %. La dernière fois que l’Amérique avait créé autant d’emplois, en 1998-1999,La vigueur du marché du travail américain sans effet sur les salaires, son mari était président.

Toutefois, on peut se demander pourquoi, avec de tels chiffres, on assiste dans le cadre de la campagne présidentielle à une montée du populisme censée traduire un certain malaise au sein de la population. En fait, la situation du marché du travail est plus contrastée qu’il n’y paraît. Candidat à l’investiture républicaine, Donald Trump ne cesse ainsi de marteler que l’emploi s’améliore,La vigueur du marché du travail américain sans effet sur les salaires, mais pas les salaires. Les chiffres publiés vendredi sont venus étayer la démonstration. Le salaire horaire moyen a même baissé de 0,opticien en ligne,1 % en février par rapport à janvier. La hausse sur les douze derniers mois…

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Sauve qui peut la gauche

Plus François Hollande se veut rassembleur, plus Manuel Valls tranche et découpe. Plus le président de la République joue les Raminagrobis, plus son premier ministre tente de s’extirper de ses filets.

Ainsi va le couple exécutif,adidas yeezy 350 boost v2, à quinze mois d’un rendez-vous présidentiel particulièrement hasardeux, où rien n’est encore établi et où tout prête à supposition. A commencer par cette phrase, lancée par le premier ministre, lundi 15 février au soir, lors d’une réunion publique à Corbeil-Essonnes (Essonne) : « Ma voie – à moins que ce ne soit ma voix – correspond,monture dior,Sauve qui peut la gauche, plus que jamais, à ce dont ce pays a besoin. » Si près de la présidentielle, il fallait oser clamer « ma voie ».

Manuel Valls a osé, parce qu’il est sur la défensive, pris à revers par le remaniement ministériel du jeudi 11 février, qui n’était pas le sien. Un remaniement qui semble le projeter deux années en arrière,Sauve qui peut la gauche, avec le retour au gouvernement de Jean-Marc Ayrault,Sauve qui peut la gauche, aux affaires étrangères. Et le voilà flanqué de trois écologistes et d’autant de radicaux de gauche.

Tout ce replâtrage, voulu par François Hollande dans la foulée du départ de Laurent Fabius, a été fait pour démontrer que la gauche ne s’est pas réduite comme peau de chagrin, que ses bouts épars peuvent encore être raccommodés, que le président sortant a encore une chance de rassembler son camp, alors que les résultats tardent, et qu’une partie de la gauche se sent trahie.

opération rafistolage

Mais il est la négation de tout ce que M. Valls avait défendu et obtenu en mars 2014, lorsqu’il avait conquis Matignon dans la foulée du désastre municipal : gouverner sur une ligne claire, en visant la cohérence et la constance. Alors, le premier ministre se débat. Il tente de s’extirper de cette opération rafistolage que les Français ont jugée sévèrement et qui menace de l’entraîner,Sauve qui peut la gauche, derrière le président, dans les abysses d’impopularité.

De nouveau,bijoux marc jacobs, Valls fait du Valls….

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JO 2016 : des Jeux qui sonnent creux

Voilà un étonnant paradoxe carioca. Depuis le début des Jeux,JO 2016 – des Jeux qui sonnent creux, des journalistes,JO 2016 – des Jeux qui sonnent creux, étonnés,oakley transparente, filment sur leurs téléphones les longues files d’attente à l’entrée de certains stades. Ce fut le cas, entre autres, pour les matchs de tennis le premier jour et de handball le lendemain, au parc olympique de Barra, un quartier riche et excentré de Rio où se déroule une bonne partie des épreuves. « Nous avons eu quelques problèmes, en particulier au parc olympique, a reconnu Mario Andrada, le chef de la communication du comité d’organisation des Jeux. Nous nous excusons auprès de tous ceux qui ont dû attendre sous le soleil et nous espérons que personne n’a raté une compétition à cause de cela. » La situation s’est améliorée en début de semaine.

Mais,JO 2016 – des Jeux qui sonnent creux, depuis le lancement de la compétition, ceux qui réussissent à entrer dans les enceintes s’étonnent parfois de la proportion élevée de sièges vides. Des queues interminables côté pile, des enceintes qui sonnent vide côté face : les deux images, contradictoires et peu flatteuses pour la ville hôte, s’expliquent en partie par une mauvaise gestion des flux de spectateurs. Toujours est-il que Rio a du mal à remplir ses stades. Selon le Comité international olympique (CIO),JO 2016 – des Jeux qui sonnent creux, « 84 % » des 6,1 millions de tickets ont été vendus. Des chiffres officiels qui contrastent avec l’impression visuelle dans certaines structures.

Des Cariocas pas vraiment matinaux

L’épidémie de places vacantes épargne peu de sites. La contagion s’est même propagée à la Beach Volleyball Arena, sur la plage de Copacabana. Dans la matinée de dimanche, cette structure temporaire de 12 000 places était aux deux tiers vide, tandis que la paire brésilienne Antunes-França jouait. Etonnant : le beach-volley fait partie des sports les plus populaires dans le pays. Leopoldo Manfio, un jeune spectateur,marc jacobs lunettes, tentait une explication : « Je pense que beaucoup de Brésiliens ont acheté des billets il y a des mois,adidas yeezy boost 350 femme, quand les…

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Un rassemblement géant « pour la démocratie » marquant l’apothéose de trois semaines de mobilisation dans les rues après le putsch raté en Turquie s’est transformé en démonstration de force pour le président Erdogan : le peuple et l’opposition sont unis derrière lui. La plus grande manifestation depuis des années en Turquie a réuni dimanche dans une mer de drapeaux nationaux rouges à Yénikapi, sur les bords de la mer de Marmara,Soutien important pour Erdogan après le putsch raté,adidas yeezy boost 7, des centaines de milliers de Turcs – jusqu’à trois millions selon les journaux progouvernementaux. Le président Recep Tayyip Erdogan a pris la parole à la fin du rassemblement « pour la démocratie et les martyrs » du putsch avorté du 15 juillet. Il a de nouveau évoqué la possibilité de rétablir la peine de mort dans le pays. « Si le peuple veut la peine de mort,Soutien important pour Erdogan après le putsch raté, les partis suivront sa volonté », a dit M. Erdogan devant des sympathisants scandant « Peine de mort ! ».

Le rétablissement de la peine capitale abolie en 2004 sonnerait le glas des négociations, déjà très compromises,Soutien important pour Erdogan après le putsch raté, d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Et aggraverait l’inquiétude à l’étranger d’une dérive autoritaire du président Erdogan,Soutien important pour Erdogan après le putsch raté, qui concentre les pouvoirs d’une manière inédite en cent ans de république turque. Le rassemblement organisé par le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir devait être le point final des manifestations quotidiennes d’un peuple exhorté à descendre dans la rue par M. Erdogan depuis le coup d’Etat avorté mené par une faction de l’armée. La manifestation, qui se voulait « au-dessus des partis », lui a permis d’engranger un soutien appuyé de l’opposition. Les principales formations s’y sont jointes,lunette solaire dior femme, à l’exception du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), non invité en raison de ses liens présumés avec la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), même si lui aussi condamne la tentative de putsch.

Edouard Pflimlin

Journaliste et chercheur en relations internationales

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